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Taxi Brousse 85

Les pêcheurs de l'Oued Krâa.

Le Maroc dispose de plus de 3.500 kilomètres de côtes et la pêche est un secteur économique très important qui occupe environ 300.000 personnes. La plus grande part de cette activité est concentrée dans la partie la plus développée du pays, au nord, sur la Méditerranée et l’Atlantique.

Mais, comme dans beaucoup d’endroits au monde, la ressource diminue ce qui pousse les pêcheurs à chercher des lieux plus favorables à leur activité. Et notamment le long de la côte du Sahara Occidental réputée plus poissonneuse car moins exploitée pour la bonne raison qu'il n'y a pratiquement pas de port, donc de bateaux de pêche...

Des centaines (ou des milliers ?) de marocains originaires pour la plupart du nord sont ainsi disséminés le long de la nationale 1 qui longe l'Océan Atlantique de Tanger, Casablanca et Agadir jusqu'à la frontière mauritanienne.

Au long de la Nationale 1, entre mer et désert.
Au long de la Nationale 1, entre mer et désert.
Au long de la Nationale 1, entre mer et désert.
Au long de la Nationale 1, entre mer et désert.

Au long de la Nationale 1, entre mer et désert.

Certains de ces pêcheurs vivent isolés ou en tous petits groupes au bord des falaises ou des plages, reliés à la nationale par de petites pistes. Ils subsistent dans des conditions misérables sous des tentes, ou des abris de fortune bâtis la plupart du temps avec des matériaux de récupération.

Exemples d'abris de pêcheurs le long de la côte.
Exemples d'abris de pêcheurs le long de la côte.
Exemples d'abris de pêcheurs le long de la côte.
Exemples d'abris de pêcheurs le long de la côte.
Exemples d'abris de pêcheurs le long de la côte.

Exemples d'abris de pêcheurs le long de la côte.

D'autres préfèrent se regrouper et vivent dans des "villages" comme celui de l'Oued Krâa. Le confort n'y est guère meilleur, il n'y a ni eau ni électricité, mais parfois une petite boutique et une petite structure de collecte de leur pêche. 

Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.

Une bonne partie de la pêche est réalisée depuis la côte, à la canne ou avec des filets déposés à pied le long du rivage. Les pêcheurs prennent souvent des risques en pratiquant leur activité de nuit ou encore au bord des falaises qui dominent la mer.

 

Les pêcheurs.
Les pêcheurs.
Les pêcheurs.
Les pêcheurs.
Les pêcheurs.
Les pêcheurs.
Les pêcheurs.
Les pêcheurs.

Les pêcheurs.

Pire encore, certains pratiquent aussi une pêche interdite mais tolérée : ils partent en mer, au péril de leur vie, dans une bouée (une chambre à air de camion en fait) ou tout autre esquif de fortune !

Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.

Dans les villages, on trouve une petite flotille de barques qui permettent des pêches un peu plus conséquentes mais toujours au prix de grands risques car la mer et les vents sont souvent violents et le matériel en bien mauvais état !

Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Les pêcheurs de l'Oued Krâa.

La pêche se pratique toute l'année mais les prises se font plus rares l'hiver d'autant que l'etat de la mer ne permet pas toujours de pêcher. Poulpe, sole, bar, courbine, dorade, sar, thon ... nombreuses sont les espèces pêchées qui gagneront les marchés et les usines du nord.

Les prises sont collectées tout au long de la côte par des mareyeurs, soit directement auprès des pêcheurs, soit dans les "centres de marées" des villages, et transportées par des camionnettes et des camions qui constituent une part importante du trafic sur la Nationale 1.

Les pêcheurs de l'Oued Krâa.
Omar, pêcheur de poulpe à l'Oued Krâa.

Omar, pêcheur de poulpe à l'Oued Krâa.

Tous ces pêcheurs ont une vie très dure. Leur travail est pénible et souvent très dangereux pour des revenus faibles et aléatoires. Nombreux sont ceux qui adressent une bonne partie de leurs gains à leur famille restée dans le nord. Car, même dans les "villages", comme celui de l'Oued Krâ, il n'y a ni femmes ni enfants et cet isolement contribue bien sûr à la pénibilité de leur situation. Pour ne rien arranger, les remèdes sont malheureusement bien souvent l'alcool et la drogue !

Et pourtant ces gens sont d'une grande gentillesse et, comme dans tout le Sahara, l'hospitalité est sacrée. Combien de fois nous a t-on donné des appâts, aidé à monter une ligne, indiqué les bons coins ? Combien de fois nous a t-on offert le thé, donné du poisson en refusant toute contrepartie ?

 

 

 

 

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le borgne 12/10/2016 22:00

extraordinaire, le pêcheur de poulpe se nomme Omar,je le connais particulièrement , j ai eu l'occasion de peindre son portrait et je tiens a disposition cette peinture, de plus il cuisine le poulpe a sa façon et c'est vraiment excellent,Je le retrouve a Krâa la semaine prochaine,amitiés a tous Joel